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Numéro d'enregistrement meublé de tourisme : ce qui change fin 2026

il y a 7 jours
6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Numéro d'enregistrement meublé de tourisme : appartement parisien meublé prêt pour la location courte durée

Le numéro d'enregistrement meublé de tourisme va devenir obligatoire partout en France, et plus seulement dans les grandes villes. Avec la loi Le Meur et le règlement européen sur la location courte durée, le calendrier s'accélère : la Direction générale des Entreprises (DGE) annonce l'ouverture d'un téléservice national d'enregistrement au 4e trimestre 2026. Autrement dit : dans les prochaines semaines.


Si vous louez sur Airbnb ou Booking, ce n'est pas une formalité de plus à traiter « plus tard ». Sans numéro valide, votre annonce pourra être retirée par la plateforme, et vous vous exposez à des amendes pouvant aller jusqu'à 20 000 € par logement. Voici ce qui change, ce qu'il faut préparer dès maintenant, et comment transformer cette contrainte en avantage.


Numéro d'enregistrement meublé de tourisme : de quoi parle-t-on ?

Le numéro d'enregistrement est un identifiant à 13 caractères attribué à un logement loué en meublé de tourisme. Il est attaché au logement, pas au propriétaire. Il doit apparaître sur toutes vos annonces : Airbnb, Booking, Abritel, votre site de réservation directe, vos supports de communication.


Jusqu'ici, ce numéro n'existait que dans les communes qui avaient mis en place une procédure d'enregistrement (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nice, Annecy…). Ailleurs, une simple déclaration en mairie (Cerfa n° 14004) suffisait, et beaucoup de propriétaires ne l'avaient même jamais faite.


La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, change la règle du jeu : l'enregistrement est généralisé à toutes les communes, via un téléservice national unique.


Ce qui change fin 2026 : le calendrier à retenir


Calendrier du numéro d'enregistrement meublé de tourisme : loi Le Meur, règlement UE, téléservice national T4 2026, DPE 2028 et 2034

20 mai 2026 : le règlement européen entre en application

Le règlement (UE) 2024/1028 relatif à la location de courte durée s'applique depuis le 20 mai 2026. Il impose aux plateformes (Airbnb, Booking, Abritel…) de collecter et transmettre aux autorités des données d'activité : nombre de nuitées, numéro d'enregistrement, adresse du logement. C'est donc la fin de l'opacité.


4e trimestre 2026 : ouverture du téléservice national

Sur sa page dédiée à l'API Meublés (mise à jour le 23 juillet 2026), la DGE indique que le téléservice national d'enregistrement ouvrira au quatrième trimestre 2026, en même temps que la nouvelle version de l'API Meublés. C'est ce portail qui délivrera les numéros d'enregistrement pour toute la France.


Et après : contrôles automatisés

Une fois le système en place, les communes recevront automatiquement les données transmises par les plateformes. Concrètement, une mairie pourra savoir, sans enquête, combien de nuits votre résidence principale a été louée dans l'année. Les dépassements deviennent visibles.


Point de vigilance : le calendrier officiel a déjà glissé une fois (l'échéance initiale était mai 2026). Je vous conseille de surveiller la page de la DGE et le site de votre mairie plutôt que de vous fier aux dates relayées sur les forums.


Qui est concerné par l'enregistrement ?

  • Résidence secondaire louée à la nuitée ou à la semaine : oui.

  • Logement dédié à la location courte durée (investissement locatif) : oui.

  • Résidence principale louée occasionnellement : oui, dans la limite de 120 jours par an (la commune peut abaisser ce plafond à 90 jours).

  • Chambres d'hôtes : non, elles relèvent d'une déclaration distincte.

  • Location meublée classique (bail d'un an, bail étudiant, bail mobilité) : non.


Si vous avez un doute sur le statut de votre bien, c'est le moment de clarifier. Le statut déclaré (principale, secondaire, dédié) conditionne vos plafonds de nuitées, votre fiscalité et vos obligations.


Les sanctions prévues par la loi Le Meur

La loi Le Meur a nettement durci les amendes civiles encourues par les loueurs :


  • Jusqu'à 10 000 € par logement en cas de défaut de déclaration ou d'enregistrement.

  • Jusqu'à 20 000 € par logement en cas de fausse déclaration ou d'utilisation d'un faux numéro.

  • Jusqu'à 15 000 € en cas de dépassement du plafond de nuitées d'une résidence principale.


La commune peut aussi suspendre un numéro d'enregistrement et demander aux plateformes de désactiver l'annonce. Pour un investisseur, le vrai risque n'est pas seulement l'amende : c'est plusieurs semaines de calendrier bloqué en pleine saison.


Numéro d'enregistrement meublé de tourisme : les 7 étapes pour être prêt

N'attendez pas l'ouverture du téléservice pour vous organiser. Voici la checklist que j'utilise avec les propriétaires que j'accompagne.


1. Vérifiez votre situation actuelle

Vous avez déjà un numéro à 13 caractères délivré par votre commune ? Gardez-le précieusement : selon les informations disponibles à ce jour, les numéros communaux restent valables le temps de la bascule vers le système national. Vous avez seulement un récépissé de déclaration Cerfa 14004 ? Conservez-le, il prouve votre bonne foi. Vous n'avez rien déclaré ? Régularisez auprès de votre mairie sans attendre.


2. Faites (ou vérifiez) votre DPE

Le diagnostic de performance énergétique entre dans le jeu des meublés de tourisme. Le maire peut vous le demander à tout moment. Pour les logements soumis à autorisation de changement d'usage, la loi fixe une trajectoire progressive (classe F minimum, puis E en 2028, puis D en 2034). À partir de 2034, l'ensemble des meublés de tourisme hors résidence principale devront être classés entre A et D. Un DPE réalisé avant le 1er juillet 2021 n'est plus valable : si c'est votre cas, refaites-le.


3. Contrôlez les règles locales

Changement d'usage, compensation, quotas, zones de restriction : chaque commune peut désormais durcir le cadre. Avant d'acheter ou de convertir un bien en location courte durée, consultez le PLU et le règlement municipal. C'est la base d'une analyse de rentabilité sérieuse.


4. Relisez votre règlement de copropriété

Depuis la loi Le Meur, une copropriété peut interdire les meublés de tourisme dans les nouveaux règlements, et les modifier plus facilement pour les logements qui ne sont pas des résidences principales. Un bien rentable sur le papier peut devenir inexploitable après une assemblée générale. Face à ce type de règlement, un avis juridique fait gagner du temps : l’assurance Keyni (lien d’affiliation), pensée pour les investisseurs, inclut par exemple l’accès à un juriste, avec 5 % de réduction à vie via le code ADRIEN5.


5. Préparez vos pièces justificatives

Gagnez du temps le jour de l'ouverture du téléservice. Rassemblez : pièce d'identité (ou Kbis si société), adresse complète et référence du logement, surface et nombre de pièces, capacité d'accueil, statut du logement, DPE en cours de validité, éventuelle autorisation de changement d'usage et décision de classement.


6. Affichez le numéro sur toutes vos annonces

Dès que vous l'avez, renseignez le numéro dans les paramètres réglementaires de votre annonce Airbnb, dans l'extranet Booking, et sur votre site de réservation directe. Les plateformes sont tenues de vérifier la présence du numéro et de retirer les annonces non conformes lorsque la commune le demande.


7. Profitez-en pour faire classer votre meublé

C'est le levier que peu de propriétaires activent. Depuis les revenus 2025, en micro-BIC, un meublé de tourisme non classé ne bénéficie plus que d'un abattement de 30 % jusqu'à 15 000 € de recettes. Un meublé classé (1 à 5 étoiles) conserve un abattement de 50 % jusqu'à 77 700 €. Le classement coûte généralement quelques centaines d'euros et peut vous faire gagner bien plus chaque année. À comparer avec le régime réel (amortissement) selon votre situation, idéalement avec votre expert-comptable.


Contrainte ou opportunité pour votre Airbnb ?

Cette réforme va faire le tri. Les annonces non déclarées, les résidences principales louées toute l'année et les logements énergivores vont progressivement sortir du marché. Moins d'offre « sauvage », c'est plus de place pour les propriétaires qui gèrent leur location comme une vraie activité.


Ceux qui seront prêts le jour de l'ouverture du téléservice garderont leur calendrier ouvert pendant que d'autres seront bloqués. Ceux qui auront fait classer leur bien paieront moins d'impôts. Et ceux qui auront une annonce optimisée capteront la demande libérée par les annonces supprimées.


Pour aller plus loin sur la rentabilité, lisez aussi : les 10 actions pour remplir son Airbnb en basse saison.


Vous voulez sécuriser votre Airbnb avant l'ouverture du téléservice ?

Réglementation, fiscalité, classement, optimisation de l'annonce : je vous aide à faire le point sur votre logement et à prioriser ce qui compte vraiment pour votre rentabilité :


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FAQ : numéro d'enregistrement meublé de tourisme


Le numéro d'enregistrement est-il obligatoire dans une petite commune ?

Oui. Avec la loi Le Meur, l'enregistrement est généralisé à toutes les communes via le téléservice national. Tant que celui-ci n'est pas ouvert, rapprochez-vous de votre mairie pour la déclaration en vigueur.


Peut-on louer sur Airbnb sans numéro d'enregistrement ?

Dans une commune qui l'exige déjà, non : l'annonce peut être retirée et le loueur sanctionné. Une fois le téléservice national ouvert, la règle s'appliquera partout.


Combien coûte l'enregistrement d'un meublé de tourisme ?

La démarche d'enregistrement en elle-même est gratuite. Les coûts annexes éventuels concernent le DPE, le classement ou une autorisation de changement d'usage.


Mon ancien numéro communal reste-t-il valable ?

Selon les informations disponibles à ce jour, oui, pendant la période de transition. Vérifiez auprès de votre mairie les modalités de migration vers le numéro national.


Que risque-t-on sans numéro d'enregistrement ?

Jusqu'à 10 000 € d'amende par logement pour défaut d'enregistrement, 20 000 € en cas de fausse déclaration, et la suspension de l'annonce par la plateforme.



Article rédigé le 24 septembre 2026 à partir des informations publiées par la DGE et des textes en vigueur. La réglementation évoluant rapidement, vérifiez toujours les règles applicables auprès de votre mairie. Cet article ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé.

 
 
 

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